Portrait

Maud

Branlard

Arrivée au G2A en fin d’été, Maud Branlard est venue renforcer notre joli contingent d’athlètes sur 100m haies féminin, aux côtés de Celia Chausseray, Leila Achoun, Julie Faure ou encore Celle Nguema-Mbarga. Cinq jeunes filles qui formeraient une jolie équipe pour une prochaine Coupe de France. Mais avant de monter des projets collectifs avec Maud, revenons sur le parcours de notre nouvelle hurdleuse.

Bastien : Comment es-tu venue à l'athlétisme ?

Maud : J’ai commencé l’athlé en sport étude au Lycée Camille Guérin à Poitiers. Je n’en faisais pas avant de faire une compétition pour le « fun » avec mon collège et mes amis au stade Rébeilleau où j’ai été recruté par Fabien Lambolez, qui est toujours mon entraîneur officiel. Je suis donc arrivée en section, en ne sachant même pas ce qu’étaient des pointes d’athlétisme, ni partir en starting-block ! Je fais donc l’athlétisme depuis mes 15 ans.

B : Parle-nous de ta passion pour l'équitation.

J’ai commencé l’équitation à l’âge de 12/13 ans il me semble, et actuellement j’ai mon galop 5. Ça fait très presque 2 ans que je n’y suis pas retourné et honnêtement ça me manque beaucoup… Quand j’y vais, c’est surtout pour couper avec l’athlé et penser à autre chose. C’est surtout le contact avec le cheval qui me manque le plus… 

B : A quel moment as-tu pris conscience que tu pourrais faire de bonnes performances ?

M : Je n’ai pas pris conscience de mes performances, les deux premières années du lycée. Je me disais sans cesse que si Fabien m’avait recruté, c’était parce qu’il voyait du potentiel en moi. Et comme je n’aime pas décevoir les personnes qui croient en moi, je m’énervais contre moi-même car je savais que j’étais capable de faire mieux. Quand je regardais des vidéos d’athlètes, quand je voyais leur technique de franchissement et la fréquence qu’elle pouvait mettre entre chaque haie, à chaque fois je me disais « ok donc ça je dois le faire comme ça… Maud tes bras ! Pousse bien sur tes appuis au départ… Vite en bas ». Je me corrigeais tout le temps !! Encore maintenant, j’ai la voix de mes coachs qui raisonne dans ma tête parfois (rire !). En fait, ce sont surtout mes expériences aux Championnats de France UNSS qui m’ont permis d’avoir plus de gniac.

B : Tu t’entraines avec Stéphane Bègue parfois ? N’est-ce pas ?

M : Oui c’est exact. Je m’entraîne avec lui le mardi. C’est la 2ème séance importante de la semaine. On fait technique haies, du sprint, et on travaille les passages de haies.

B : Comment se passe la relation avec lui ?

M : J’aime bien m’entraîner avec lui, car il me donne d’autres conseils ou alors d’une manière différente de celle de Fabien.

 

B : Qu’est-ce qui te plait dans les haies ?

M : J’aimerais pouvoir dire les haies en elles-mêmes, mais malheureusement non ahah. Tout me plaît dans cette discipline. J’aime l’idée que rien n’est jamais joué d’avance sur les haies. Une erreur est si vite arrivée.

B : Quel est ton meilleur moment en athlétisme jusqu'ici ?

M : De toutes les compétitions, les aventures et les rencontres incroyables que j’ai pu faire, mon meilleur moment restera en 3° lorsque Fabien m’a proposé de venir faire de l’athlétisme en section. Je m’en rappellerais toute ma vie. Mes profs de sport me disaient sans cesse que je devais faire de l’athlétisme !

 

B : Quelles sont les qualités principales que doit avoir une hurdleuse ?

M : Être souple, avoir de la vitesse et avoir de l’engagement dans chaque passage de haies.

B : Est-ce qu'une autre épreuve t'attire en Athlé ?

M : J’aime bien la longueur. En cadette 2 j’ai fait 5m34, mais avec mes chevilles fragiles je n’ai pas pu continuer. De toute façon il fallait que je fasse un choix en junior 1. Sinon j’adore les relais, c’est une super épreuve !

B : Pourquoi avoir choisi de rejoindre le G2A ?

 

M : J’ai été marquée, dès que j’ai commencé l’athlé, par l’aura du G2A. J’ai encore cette phrase d’une copine qui m’a dit, un jour, avant une course : « la fille à côté de toi, elle vient d’Angoulême ! ». Et puis au fur et à mesure, mon groupe d’entraînement s’est de plus en plus licencié au G2A, donc je ne voyais pas d’inconvénients à changer de club. Leila (Achoun) et Célia (Chausseray) me parlaient du club, des engagements tenus, des relations club/athlètes. Ce n’était plus un environnement inconnu.

B : Quel est ton point fort ?

M : Mon point fort, je pense que c’est le fait que je sois grande, mais justement je ne profite pas de cet avantage pour pouvoir attaquer mes haies de plus loin et pour rabattre ma jambe d’attaque plus rapidement.  

B : Sur quel aspect tu penses devoir progresser ?

M : J’ai beaucoup progressé sur le passage de haies et sur le sprint, mais j’aime quand les choses sont bien faites.  Je pense donc que si je devais encore progresser, ça sera pour avoir un engagement plus agressif sur le passage de haies et pour avoir plus de mouvement de bras au départ. 

B : Quels sont tes objectifs ?

M : Jusqu’à maintenant je me suis toujours amélioré. A l’été 2019, j’ai fait une perf N4, et cet hiver 2020 j’ai réalisé 3 perfs N3 donc j’aimerais maintenant faire une performance N2. C’est une suite logique. Mais je veux surtout prendre du plaisir !

B : Merci Maud !

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