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Alicia Ziat : "Me rapprocher d'un podium aux France"

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Interview avec Alicia Ziat, récente 7e des championnats de France du 3000 m marche. Après une saison où elle a franchi de vrais caps, en termes de chronos. Avec un 14:42.30 à Miramas. Elle revient sur sa saison en salle, sur ces caps franchis. Tout en évoquant une saison estivale qui arrive à vitesse grand V pour les marcheuses.

Quel bilan fais-tu de la saison en salle ?

Alicia Ziat : "Je suis content, car j'ai passé un cap. Le cap des 15 minutes, qui était important pour moi. Puis même le cap des 14:50. C'est ma première performance "N2". Cela me fait plaisir. J'ai encore quelques douleurs de ma fracture de l'année dernière.

 

Tu parles de cap. Justement, ce cap, où est-il ? C'est technique, physique ou mental ? 

Je dirais qu'il est mental. À l'entraînement, je faisais des bons trucs. Mais en compétition, j'appréhende et je me dis que je ne vais pas forcer, pour ne pas avoir mal. 

Tu parles de cette fracture de fatigue, est-ce que tu as eu peur de ne pas pouvoir revenir ?

Bien sûr que j'ai eu peur de ne pas pouvoir revenir. J'ai vraiment pleuré, parce que j'étais super frustrée. De voir les autres en train de faire des compétitions et moi, de ne pas pouvoir m'entraîner. Quand j'ai repris, j'ai eu peur de ne plus avoir le niveau. Tu te dis que tu es en retard par rapport aux autres. C'est compliqué.

La reprise a été dure ?

Oui et non. J'étais heureuse de reprendre. Mais je me suis dit que je devais travailler deux fois plus que les autres, pour revenir à niveau. 

Tu as mis combien de temps pour retrouver ton niveau ?

J'ai été arrêté deux mois complètement. Après, j'ai fait un mois de rééducation. J'ai vraiment mis quatre mois, avant de récupérer mon niveau.

Avant les championnats de France, tu es partie en stage au Portugal. C'est la première fois que tu allais à l'étranger ?

Oui. Cela s'est super bien passé, c'était super bien.

Qu'est-ce que cela t'a apporté ?

Déjà, on double le volume d'entraînement en stage. On s'entraîne deux fois par jour. On est dans un autre lieu, avec de meilleures températures qu'en France, ce qui est beaucoup mieux. On n'est pas dans le froid. Car on s'entraîne toujours dehors. On découvre d'autres lieux. Cela change un peu l'entraînement. Ce n'est pas comme d'habitude, limite on se sent mieux, c'est difficile à décrire,

Pas de coupure prévue pour toi ?

Non, car la prochaine compétition est dans une semaine et demie.

Quel sera ton programme ?

C'est le critérium national sur route. Ce sera sur 10 kilomètres. 

Cela enchaîne vite. Quel sera ton objectif ?

Pour cette première compétition, ce sera de me resituer sur cette distance. Si je peux me rapprocher des 53 minutes, ce serait l'objectif recherché, avec ma coach. Puis, pour la suite de la saison, me rapprocher des 51 minutes, voire des 50 minutes. Ce serait une barrière à aller chercher. Mais on sait que ce sera difficile. Si je me rapproche des 51 minutes, ce serait déjà vraiment pas mal. 

Et aux championnats de France, tu vas viser quoi ?

Pour cet été, j'aimerais aller chercher le podium. En début de saison, j'ai fini 4e à Saint-Etienne. Je sais qu'il y aura plus de monde et plus de niveau. Mais si je progresse, je peux m'accrocher, au moins pour les cinq premières places.

Le niveau est dense, dans ta catégorie. Cela te motive ?

Tout à fait, car on se dit qu'on n'est pas si loin de cela. Une minute sur 10 km, ca va vite. On peut vite récupérer les marcheuses. On voit des gens devant nous et on se dit qu'on peut aller les chercher. Les premières sont vraiment loin, je sais. Mais la troisième place est jouable.

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