Interview

Clément Angala

Cela fera bientôt un an que Clément Angalda nous a rejoints pour occuper le poste de chargé de communication laissé libre depuis le départ de Gaëtan Viémon. Parfaitement intégré, Clément a déjà eu l’occasion d’organiser le traditionnel Gala du club et de prendre quelques records club, car Clément, ce n’est pas qu’un salarié particulièrement facile à vivre, c’est aussi un coureur hors pair, qui a la particularité d’avaler le marathon en 2h22’22. Retour sur une carrière bien lancée, à seulement 25 ans.

 

Bastien : À quel âge as-tu commencé l’athlé ?

 

Clément : À 6 ans. Mon père courait déjà. Du coup c’est lui qui a choisi de me mettre à l’athlétisme. Ça n’a pas été une envie particulière de ma part.

 

B : À quel moment t’es-tu rendu compte que tu avais la capacité de faire de bonnes performances ?

 

C : Assez tard, je voyais que j’avais des qualités par rapport à mes coéquipiers, on était un groupe d’une dizaine de coureurs de ma génération et je terminais 3ème du groupe généralement, donc c’était correct, sans être exceptionnel. C’est en arrivant en junior 2 que j’ai commencé à m’entraîner davantage. J’ai alors compris que j’étais capable d’encaisser une grosse charge d’entraînement sans me blesser, et je pense que c’est ma qualité principale. C’est ce qui me permet de faire des bonnes performances aujourd’hui.

 

B : Qui te fait tes plans d’entrainement en ce moment ?

 

C : C’est Adrien Pajot Wagner, qui a également signé au G2A cette saison. Il m’entraîne depuis décembre, car c’est un ami avec qui je suis souvent en contact, et du coup c’est plus facile de faire des retours.

 

B : Qu’est-ce qui t'a poussé à venir au G2A ?

 

C : C’est d’abord l’aspect professionnel : le poste de chargé de communication était une belle opportunité. Sur le plan sportif, j’avais besoin de changement, de sortir de ma routine, de découvrir de nouveaux terrains d’entraînement. J’appréhendais un peu le cumul de la fatigue professionnelle et de la fatigue sportive. Les 4 premiers mois ont été compliqués physiquement, mais j’ai réussi à trouver le juste équilibre pour mener les deux de front.

 

B : Quel est ton meilleur souvenir en Athlé ?

 

C : Mes meilleurs souvenirs, ce sont plutôt mes stages, à font Romeu et à Aix-les-Bains ou lors des stages ligue qu’on faisait en junior et en espoir. Ce sont de très bons moments que j’aimerais revivre, c’est pour ça que j’essaie de partir en stage chaque année.

 

B : Comment imagines-tu l’évolution de G2A ?

 

C : Dans l’idéal, je vois le G2A remonter en N1A pour dépasser Limoges Athlé ! (Clin d’œil à son club formateur, plein de second degré !). J’imagine aussi que le demi-fond va continuer à se développer.

 

B : Comment as-tu été accueilli au G2A ?

 

C : J’ai été très bien accueilli par tout le monde, et tout particulièrement par Gaëtan, qui m’a beaucoup aidé lors de ma prise de poste. Il est toujours disponible si j’ai besoin. C’est quelqu’un que j’apprécie et je suis un peu déçu que l’on n’ait pas pu plus s’entraîner ensemble.

 

J’ai repris l’organisation du Gala que Gaëtan avait mis en place. Il y a forcément eu un peu de stress dans la préparation, mais le soir même, tout s’est bien passé.

 

B : Quelle est ta relation avec Kevin Guérin ? 

 

C : On se connaît depuis très longtemps. Nous sommes dans le milieu de la course à pied depuis tout petit. Au début nous étions de simples connaissances, car dans des clubs différents (Clément à Limoges Athlé, et Kevin à Saint-Junien). Puis il a rejoint Limoges Athlé, et à travers les stages que nous avons partagés, nous nous sommes vraiment rapprochés. Je pense qu’il a eu un rôle important dans mon adaptation (Kevin vivait déjà à Angoulême depuis deux ans) à Angoulême. Grâce à lui, je suis venu ici en sachant que je ne serai pas seul.

 

B : Avec qui fais-tu souvent des séances / footing ?

 

C : Je fais souvent des footings avec Kevin, forcément, mais aussi avec Antoine Arlot, Bastien Berti, Valentin Deschamps et quelques demi-fondeuses. Mais pour les séances de fractioné, je suis toujours seul. À Limoges, je peux compter sur mon père qui m’accompagne à vélo, c’est toujours plus sympa.

 

B : Justement, tu parlais de séances de fractioné, je crois savoir que tu apprécies tout particulièrement les séances de seuil ?

 

C : Haha, oui j’ai un profil de seuillard ! Je suis plutôt un coureur de long. Je n’ai jamais eu de grosse qualité de vitesse. C’est malheureux, car je pense que j’aurais préféré avoir des qualités pour du plus court.

 

B : Pourquoi avoir choisi le marathon ?

 

C : Ce sont mes qualités de fondeurs qui m’ont amené vers le marathon. Et puis, c’était la distance reine à mes yeux ! Mais avec l’apparition de chaussures comme les Nike Next, ce n’est plus vraiment le cas.

 

B : Comment fais-tu pour repousser la douleur sur un effort aussi long ?

 

C : Je ne la repousse pas, je la subis comme tout le monde. Mais sur un marathon, j’ai la chance de la subir un peu moins longtemps. Et malheureusement sur mon dernier marathon, je ne l’ai pas repoussé, car j’ai abandonné. 

 

B : Quel temps voudrais-tu avoir réussi à faire sur marathon à la fin de ta carrière ?

 

C : Je ne sais pas trop. On va peut-être avoir des chaussures qui vont faire gagner 4-5 minutes voir plus, donc il est désormais impossible de déterminer un chrono. On ne pourra donc pas quantifier une progression, c’est quelque chose qui fait du mal à notre sport.

 

B : Est ce que tu te vois entraineur un jour ?

 

C : Oui, c’est quelque chose que j’aimerais bien. Mais pour l’instant, c’est peut-être assez compliqué avec ma propre « carrière » qui me prend du temps.

 

B : Merci Clément !

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