Interview

Manuel Silliau

Manuel Silliau nous a rejoint il y a maintenant deux ans, avec l’idée de venir participer au renouveau du demi-fond G2iste. Aussi à l’aise en cross, que sur piste, ou sur route, Manu s’est imposé comme un élément important de notre projet sportif avec notamment des records de 3’55’’83 sur 1500m et 30’56 sur 10 km. Retour sur la carrière tracée jusqu’à présent par notre demi-fondeur de 24 ans, et sur ses prochains objectifs.

 

Bastien : A quel âge as tu commencé l athlétisme ?

 

Manuel : J’ai découvert l’athlé à 13 ans dans le cadre de l’UNSS, après plusieurs années de foot. Mais ce n’est que vers 15 ans que je me suis rendu compte que j’avais des qualités pour le demi-fond, après avoir réalisé 2’42 au 1000m. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’entrainer avec mon coach actuel (Patrick Petit Breuil, entraineur de Yoann Kowal).

 

B : Cette collaboration a commencé sur les chapeaux de roue puisque tu as fini 28ème des championnats de France cadet, deux ans plus tard.

 

M : C’est vrai ! C’est encore un de mes meilleurs souvenirs en athlétisme.

 

B : Quels sont tes idoles en athlétisme ?

 

M : J’aime les athlètes qui ont une belle longévité, comme Bernard Lagaat, Kénénissa Békélé, ou encore les sprinteurs comme Kim Collins et Felix Sanchez.

 

B : Pourquoi avoir signé au G2A ?

 

M : J’avais besoin de changement, d’un nouveau challenge. Le projet sportif m’a convaincu.

 

B : Comment tu as été accueilli au G2A ?

 

M : J’ai tout de suite vu que l’ambiance était bonne ici, notamment lors du stage d’avril et aux interclubs ! C’est un club qui sait motiver ses athlètes et qui leur fait confiance.

 

B : Quels sont tes objectifs à moyen terme ?

 

M : Mes objectifs pour les saisons à venir, ce sera de de me rapprocher des 3'50 sur 1500 m, faire moins de 30' au 10 km, et me qualifier aux France élites sur 5000 m ou 3000 m en salle. Et puis, collectivement, on tentera de se requalifier pour les championnats de France de cross court, l’année prochaine.

 

B : Justement, comme tu as vécu l’annulation des championnats de France de cross ?

 

M : Quand on voit la situation actuelle, il n’y a pas de doute. C’était la bonne décision.

 

B : Tu es très polyvalent, mais quelle est ta distance préférée ?

 

M : Je dirais le 3000m, mais c’est vrai que j’arrive à prendre plaisir du 1500m au 10km.

 

B : Quelle est ta relation avec Yoann Kowal ?

 

M : Avec Yoann on se connait depuis plus de 10 ans. On est amis. Je suis allé plusieurs fois en stage avec lui en France et à l'étranger. On s’entraîne un peu moins ensemble maintenant car je suis moins sur Périgueux, et lui est souvent en voyage.

 

B : Combien de fois t’entraines tu par semaine ?

 

M : En temps normal, 7 à 8 fois par semaine, mais en ce moment c’est forcément plus compliqué.

 

B : Comment fais tu pour allier vie professionnelle et entrainements ?

 

M : Je ne travaille que 26 heures par semaine, donc ça me laisse un peu de temps. Le plus souvent, je m’entraine après le travail, mais jamais avant ! Je ne suis pas trop du matin… Ahah !

 

B : En tant que Périgourdin, j’imagine que tu as de quoi faire de belles séances en nature autour de chez toi ?

 

M : Exactement ! J’habite sur les bords de la Vézère, (un bras du fleuve Dordogne, qui traverse le Périgord et la Corrèze), dans la région de Sarlat, donc je n’ai clairement pas à me plaindre. J’ai de très beaux endroits autour de chez moi pour faire du fractionné par exemple. C’est très important le fractionné. C’est complémentaire avec le travail sur piste. Cela permet de casser les repères.

 

B : Tu es malgré tout assez loin de Périgueux, où habite ton entraineur (Patrick Petit Breuil). Combien de fois le vois tu par semaine ?

 

M : C’est un peu compliqué, mais on arrive toujours à s’entrainer ensemble au moins une fois par semaine.

 

B : Que penses tu de l’arrivée des Nike Vaporfly (un modèle de chaussure décrié pour l’aide technologique qu’elle apporte pour les courses sur route) ?

 

M : Elles facilitent clairement les performances. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est l’arrivé de pointes du même type sur la piste.

 

B : Merci Manu !

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