



ÉCOLE D'ATHLÉTISME
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Cette page est consacrée à l'école d'athlétisme. Vous y retrouverez toutes les informations sur les inscriptions, les compétitions, les rassemblements, les entraînements.
Calendrier des événements importants, et compétitions de janvier à avril 2018
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Léna Refondini : "Être médaillé, c'était mon plus beau rêve"
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On se replonge l'été dernier. Le temps d'un 400 m des championnats de France Avenir. Le jour de la toute première médaille nationale pour Léna Refondini. Qui a su exploser son record personnel le bon jour à Saint-Etienne. Pour le porter à 54.55. Son tout premier chrono sous les 55 secondes le jour J. Une première année sous les couleurs du Grand Angoulême Athlétisme plus que réussie. Sous la houlette de Nicolas Grimault et Aurélien Chaslard. L'été est passé et la sprinteuse entame un nouveau chapitre, avec sa nouvelle vie à Angoulême. Elle se confie dans cette interview.
"Cela a été une délivrance"
Tu sors d'une superbe saison, avec ta médaille aux France. On peut imaginer que tu as passé un bon été.
Léna Refondini : "Oui, complètement. La soirée qui a suivi, j'étais vraiment sur un petit nuage. Au lendemain de la médaille, je retourne au sein de ma famille, que je n'ai pas vu depuis longtemps et c'est tous ensemble qu'on est sur un nuage. L'été a été plutôt festif et j'ai pu bien en profiter.
Au-delà du chrono et de la médaille, on a senti que c'était une vraie délivrance.
C'est une délivrance d'abord pour moi, vis-à-vis de tous les sacrifices que j'ai pu faire cette année et depuis le début de ma carrière. Une délivrance de pouvoir montrer à mes entraîneurs qu'ils ne bossaient pas pour rien. Ils ont vraiment bossé toute l'année à distance (NDLR : Elle était en semaine sur Limoges et elle venait les week-ends à Angoulême) pour m'offrir cette possibilité. De pouvoir leur offrir cela, c'était vraiment une délivrance. C'était aussi une délivrance d'un point de vue de ma famille, car je ne les avais pas vu depuis un an. Je n'ai pas fait tout cela pour rien. C'était mon rêve d'être médaillé française et le réaliser, c'est beau.
C'est aussi un symbole de persévérance, après une année parfois compliquée.
C'est clairement cela. J'ai eu du mal à passer sous les 56 secondes tout au long de la saison. Et là, je fais moins de 55 secondes. Et en faisant 54.5. Ce n'était pas un tout petit moins de 55. Je casse bien la barrière, c'est génial.
"Si je continue de travailler, le chrono va encore descendre"
Quel a été le déclic ?
Je pense que j'ai pris confiance en moi grâce aux entraînements et aux séances. Cela a été également d'un point de vue mental, avec le travail d'Apolline. De me dire : "Je peux faire ce que j'ai dans la tête, si je veux une médaille, je peux me donner les moyens de l'avoir".
C'était plus mental que physique ?
Le travail physique a été fait les semaines d'avant. Mais la clé, le jour J, a été mentalement. Sinon, je n'aurais pas pu faire cela.
Tu évoquais la visualisation. Qu'est-ce que tu ressens au départ de ta course et après ?
Au départ, j'étais une lionne. C'était la première fois de ma vie où j'étais derrière mes blocks en ayant envie de tout défoncer. Je me dis : "Ok, celle qui est juste devant moi, je la défonce. Une fois que j'ai mangé elle, je vais chercher l'autre". Je suis en mode guerrière, j'ai envie d'y aller. Une fois la ligne d'arrivée franchie, je me dis : "Je l'ai fait". Tout ce que j'avais en tête, je l'ai fait. Un poids s'en est allé. C'est juste génial.
On est à l'amorce d'une nouvelle saison. On t'imagine avec un surplus de motivation.
Oui, c'est vrai. Et en même temps, je me demande quels seront mes objectifs pour la saison. Ils ne sont pas encore fixés. Enfin un petit peu, mais je vais me pencher dessus (rires). Mais il y a cette motivation de le dire que j'ai fait cette performance, après seulement une année au G2A et en étant là que le week-end. Cette année, je vis à Angoulême, je vais être là tout le temps, pour faire tout le travail technique et de préparation physique. Je serai tout le temps avec mes entraîneurs. Normalement, je vais encore progresser et que cela n'est que le début. Et que les chronos vont continuer de descendre. Si je continue de travailler, je vais continuer de faire descendre le chrono.
"J'aimerais me qualifier pour les Élites"
Tu n'as vraiment défini aucun objectif ?
J'aimerais refaire au moins la même chose que cette année. Courir en 54, pour me dire que ce n'était pas qu'un coup de chance.
Tu as peur que ce le soit ?
Oui. En fait, j'aimerais être plus régulière en 55, que ce soit acquis comme était acquis le 56 l'année dernière. Refaire du 54 et me dire que mon corps est capable de courir à cette vitesse. Si je ne fais pas de records, ce n'est pas grave, mais je veux au moins être régulière. Peut-être que le record sortira cette année ou l'année prochaine.
En objectif non-chronométrique, je veux vraiment aller aux Élites, vu que je n'ai pas pu y aller cette année (NDLR : Elle était 2ème non prise). Il ne m'a pas manqué grand-chose pour y être cette année.
Mais tu ne l'as pas vécu comme un échec.
Franchement non. Je sais que cela arrivera et si ce n'était pas cette année, c'est qu'il y avait une raison.

"J'arrive en séance et je sais que je vais passer un bon moment"
Tu nous as rejoints en 2024. Qu'est-ce qui a motivé ce choix ?
Cela se passait très mal avec mon coach. Mais c'est aussi, à la base, Nicolas qui m'a donné envie de venir ici. Je l'ai rencontré en stage club et j'ai adoré son côté humain et je voulais vraiment un coach humain. En même temps, il y avait tous les à-côtés. Je savais qu'il y avait le groupe avec les filles. Je me suis toujours entraînée seule et là, j'allais avoir des gens avec qui m'entraîner. Et des gens de très bon niveau. La présence d'Aurélien, la salle de musculation d'Angoulême ont été également un gros plus pour motiver mon choix.
Tu arrives à voir le changement, par rapport à l'époque où tu t'entraînais seule ?
Le changement a été sur ma vision des entraînements et des compétitions. Auparavant, toute ma journée, je pensais à ma séance. Sans être en stress, mais j'y pensais tout le temps. Sur ma séance, j'étais focus sur ce qu'il fallait que je fasse. Après la séance, j'étais encore dessus. En compétition, c'était pareil. Maintenant, avec les filles, j'arrive à la séance et je sais que je vais passer un bon moment, que la séance va se passer tranquillement. Je reste focus, mais avec les filles à côté, cela passe comme une lettre à La Poste.
Tu te laisses guider finalement
Clairement. Même en compétition. On arrive et on profite de la compétition. C'est un moment parmi tant d'autres. La course est au milieu de plein de moments de convivialité. Cela me change énormément.
"J'ai pleuré lors du podium des filles au 4x400"
Tu es spécialiste du 400 m, pour toi, qu'est-ce qu'un bon coureur de 400 m.
C'est dur comme question (rires). Je pense que c'est quelqu'un qui est un peu fou. Il faut être un peu fou pour faire cette distance. Je pense qu'il n'y a pas un bon coureur de 400 m, car il y a plusieurs types e coureurs de 400 m. Pour ma part, c'est adorer le sprint, mais le 100 m, c'est trop rapide. Il faut aimer se faire mal et aimer contrôler ce que je fais. Il faut être rapide, tout en contrôlant. Mais on se fait mal et c'est génial. On se fait mal, mais cinq minutes après, on se dit que c'est kiffant.
Qu'est-ce que tu aimes dans cette souffrance ?
C'est paradoxal, car quand je suis derrière les starting-blocks, vraiment, je me sens mal, je n'ai pas envie de faire la course. Je me demande ce que je fais là. Pourquoi je m'inflige cela. Mais je sais très bien que, une fois la ligne d'arrivée franchie, je me dis que je l'ai fait. Et c'est un kiff énorme de se dire qu'on a fait cela. Surtout quand le chrono suit.
Considères-tu l'athlétisme comme une passion ?
(Elle réfléchit). Oui, même si j'ai découvert cela sur le tard. Cela reste une passion. Je fais ça pour me faire plaisir et je le vois vraiment comme une passion.
Tu aimes suivre ce qu'il se passe ?
Oui. Par exemple, je suis allée voir les championnats de France Élite, même si je ne suis pas qualifiée. Quand il y a d'autres compétitions, j'essaie de regarder les directs. J'ai vu toutes les épreuves de Diamond League, car c'est génial de regarder cela. C'est comme un film. Je suis également allée en Finlande pour voir mes copines d'entraînement. C'était aussi, pour moi, vivre ma passion autrement en tant que spectatrice. C'est fou, parce qu'on vit les émotions, même si c'est différemment. Lors de la finale du 4x400 m des filles, j'ai pleuré du début jusqu'à la fin, j'ai pleuré lors de leur podium et je n'ai jamais autant crié de ma vie. C'était bien d'être spectatrice, même si je n'étais pas sur la piste, j'ai kiffé"
"Cela fait du bien d'habiter la ville où on s'entraîne"
C'est intéressant cet angle de spectateur.
Ah ouais. J'adore être sur la piste, mais être spectateur, voir les autres réussir, j'aime bien.
Ceux qui étaient aux interclubs ont pu entendre ton petit slam de présentation. Tu as toujours eu un attrait pour les mots ?
Quand j'étais petite, je n'avais pas vraiment le loisir de m'exprimer. Pas trop le droit de m'exprimer. En grandissant, on m'offre la possibilité de parler, donc j'essaie de le faire. Après, je veux être professeure des écoles. J'aime bien parler et j'aime bien raconter ce que je vis et ce que je ressens.
C'était bien écrit
J'avoue que j'ai peut-être été aidée par Chat GPT pour les rimes. Je n'avais que 10 minutes pour faire mon texte (NDLR : Chaque année, aux interclubs, les nouveaux doivent se présenter à l'avant du bus, pour le trajet aller. Pour que tout le monde prenne connaissance avec ceux venant renforcer l'équipe interclubs). J'ai mis toutes mes idées, mais au niveau des rimes, Chat GPT m'a aidé à trouver, je l'avoue.
Tu as rejoint la ville d'Angoulême cette année, comment s'est passée ta rentrée ?
Franchement plutôt bien. Cela fait du bien de pouvoir habiter là où on s'entraîne. C'est un soulagement. La rentrée s'est bien passée. Il faudra voir comment cela se profile. J'ai surtout hâte de savoir si je peux allier sport et études. Cela me stresse un peu. Mais déjà, j'habite où je m'entraîne.
Tu passes ton master en un ou deux ans ?
En deux ans. Je suis en M1, je passe mon concours cette année. Et l'année prochaine, si j'ai mon concours, je serai professeur à mi-temps.
C'est vrai que tu as pas mal couru à droite à gauche.
Depuis toujours, j'ai toujours dû me battre pour m'entraîner. J'ai toujours eu au moins une heure ou une heure et demie de route, pour aller sur une piste et avoir un entraîneur. Là j'ai juste à sortir de chez moi et j'ai un groupe, un entraîneur, une piste et du matériel. Et je n'ai jamais eu tout cela en même temps. C'est fou. Je me dis que, par rapport à l'année dernière, je suis tout le temps avec les filles et les coachs. Et j'aurai de la fatigue en moins. Cela peut m'aider à encore plus performer. Je l'espère.
Propos recueillis par
Etienne GOURSAUD