



ÉCOLE D'ATHLÉTISME
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Cette page est consacrée à l'école d'athlétisme. Vous y retrouverez toutes les informations sur les inscriptions, les compétitions, les rassemblements, les entraînements.
Calendrier des événements importants, et compétitions de janvier à avril 2018
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Maëlle Porcher : "Hâte de participer aux Interclubs"

Maëlle Porcher a encore franchi un gros cap lors de la saison 2024-2025. Avec des records battus sur le 1500 m (4:18.71), au 5000 m (15:32.59) mais aussi sur 3000 m en salle, avec ce qui a failli être un record de France Espoirs sur 3000 m (9:01.17). Entretien avec la demi-fondeuse, qui va porter les couleurs du club en 2026 et qui sera un de nos éléments importants pour le maintien en N1A, lors des championnats de France Interclubs. Elle revient sur sa saison et ses objectifs futurs.
Maëlle Porcher : "C'était une saison très enrichissante"
Tu as fait une saison pleine, que ce soit les cross, la salle, mais aussi sur piste. Quel bilan en fais-tu ?
Maëlle Porcher : "C'était une saison très enrichissante, avec du progrès. Même si j'ai battu mes records, c'était aussi une saison dans laquelle j'ai franchi un cap. Cela ne se voit pas encore totalement sur les compétitions et je sais que cela va payer.
Il y a cette performance à Carquefou, où tu finis meilleure française. C'était symbolique ou important pour toi ?
J'ai commencé à me sentir très bien dans ma saison, à la fin du mois de mai. C'était une saison de championnat et je n'ai pas eu l'opportunité de faire une course meeting, pour faire un gros chrono. Lors de mon record sur le 5 000 m, c'est une course dans laquelle on part doucement. Avant que cela n'accélère. Le but à Carquefou était de faire une course meeting, sur un gros meeting. Je voulais battre mon record, mais il me manque deux secondes.
On est parti trop vite. J'ai suivi le lièvre, en pensant que c'était ce que je voulais faire. Finalement, on est parti sur des bases de 15:00. Je suis contente d'avoir fait ça, car ça m'a montré à quelle vitesse je voulais courir la saison prochaine. Ce n'était pas une mauvaise expérience. C'est vrai que cette course, une semaine après être rentrée en France et avec le décalage horaire et la saison dans les jambes, c'était dur.
Tu repars aux États-Unis pour ta troisième saison. Tu as franchi un cap en allant là-bas. Qu'est-ce qui t'a permis de progresser ?
Je me suis professionnalisée. Quand j'étais en France, je ne courrais pas autant. Pas tous les jours et ce n'était pas aussi cadré. Je m'entraînais trois fois par semaine, avec mon coach. Plus un ou deux footings. Quand je suis arrivée aux États-Unis, j'ai passé un cap direct, en passant de 40-50 km par semaine à 100 km par semaine. La structure est importante. C'est carré et cadré, contrairement à ce que je faisais en France. J'étais moins régulière à cette époque. Et je n'étais pas hyper suivie.
Maëlle Porcher : "Je n'ai pu faire que Carquefou en France"
T'es-tu défini des objectifs pour la saison prochaine ?
En termes de chrono, pas vraiment. L'objectif et la saison idéale seront de refaire la même saison que cette année, en ayant cette progression continue de ces trois dernières années. Sur les cross, j'ai un objectif qui est les Nationaux. Que j'ai fait trois fois, sans que cela se déroule comme je l'aurai voulu. Ce sont des courses très compliquées et je veux être fière de moi et être à mon niveau.
Tu n'as pas pu participer aux championnats de France Élite. N'y a-t-il pas une pointe de frustration ?
Si ! C'est frustrant. Je suis rentrée en France et je n'ai pu faire que Carquefou. Je voulais faire un 1500 m à Décines, mais j'étais morte. J'avais absolument besoin d'une pause. J'ai tout donné à Carquefou et vu que j'étais partie trop vite, j'ai réussi à serrer les dents et à finir fort. Mais cela m'a coûté énormément. Mentalement également, ce fut dur.
En 2024, tu prends la médaille de bronze aux Élites. On sait que le niveau, chez les femmes, augmente très vite. Tu aurais aimé te jauger face aux meilleures ?
C'est sûr. J'aurais aimé être là. C'est toujours embêtant de ne pas être là, car les gens me connaissent un peu moins. On parle toujours des gros noms. Après, pour moi, il n'y a que le temps qui compte. Pour les gens qui sont en France, le club, mes parents, je sens que pour eux, je perds des opportunités. Mais une fois mes études terminées, j'aurai beaucoup de temps pour faire les championnats de France et faire des saisons en Europe. Je veux me concentrer sur ma saison aux États-Unis. Car je sens que j'apprends beaucoup et que je progresse là-bas. Cette expérience va me servir.
Par exemple, Alessia Zarbo, quand on regarde son 10000 m des championnats d'Europe, on voit qu'elle a été aux États-Unis. Dans sa façon de courir. Tu vois toutes les Françaises qui partent à fond. Elle, elle part tranquillement et elle ne fait que remonter. Chose qu'on apprend aux USA. Il y a tellement de densité et on ne peut pas tous partir à fond. Il ne faut rien lâcher. En France, même dans notre culture d'entraînement, on est toujours à fond. Y compris lors des séances.
Maëlle Porcher : "J'ai hâte de rentrer en France pour les Interclubs"
Outre le fait de ne pas être trop en France, tu n'as pas eu l'occasion de beaucoup porter le maillot du club. On imagine là-aussi une frustration.
Oui, c'est frustrant vis-à-vis du club, de ne pas pouvoir être présente, de ne pas pouvoir faire les Interclubs. On en parlait avec mon entraîneur aux USA. On aurait pour projet de faire une saison blanche sur la piste aux États-Unis, pour que je puisse revenir en France. Pour faire cette saison l'année d'après. Je resterai deux ans à l'université, mais je pourrai revenir en France. Faire les Interclubs et les meetings. Et avec pour objectif de se qualifier aux championnats d'Europe.
Tu vas donc découvrir tes premiers Interclubs avec le G2A. Tu as hâte ?
On n'a pas cette ambiance Interclubs aux États-Unis. J'ai hâte de rentrer en France aussi pour cela, comme je faisais avant. Mais il faut prendre le temps de faire les choses. Je suis en phase d'apprentissage aux USA et je n'ai pas envie de rusher et laisser un an de côté, alors que je continue de progresser là-bas. Je veux revenir en France avec mes armes.
Tu vas être une des pièces maîtresses dans l'objectif maintien.
Chaque année, je regardais la date des Interclubs et je me demandais si je pouvais faire l'aller-retour. Cette année, c'était en même temps que les championnats conférence. Et je ne peux pas leur dire non. Il y a également le problème du trajet et du décalage horaire. Pour les Interclubs, ce n'est pas un problème. Mais pour un grand championnat, il faut que je sois à mon niveau. Je repense à la sélection pour les Europe Espoirs de cross, il y a trois ans à Gujan. Je suis arrivée hors de forme avec le décalage horaire. Même si je ne passe pas loin de la qualification, je n'étais pas au niveau auquel j'aurais dû être.
Maëlle Porcher : "L'objectif sera les championnats d'Europe en 2026"
Les minima seront sans doute moins durs pour les championnats d'Europe. On sait que cela peut être dans tes cordes.
Cela va être l'objectif principal. Cette année, j'ai couru 15:30, mais vu comment je les ai courus et vu mes ressentis à l'entraînement, je sais que je peux courir plus vite. C'est encourageant pour l'année prochaine. Peut-être que je courrai en 15:15 en ayant 15:05 dans les jambes. On ne le saura pas. Mais je sais que j'aurai le niveau. Ensuite, il y aura la notion de ranking vis-à-vis des autres Françaises. Cela peut sûrement marcher.
En sachant que le plus dur, ce ne sera certainement pas les minima, mais de briller aux Élites, pour être dans les trois Françaises.
Cela ne me fait pas plus peur que cela. Je connais les filles qui ont mon niveau. J'ai l'expérience des championnats, avec ce que je fais aux États-Unis. Il y a tellement de densité et il faut être capable de sortir son épingle du jeu. Le championnat de France ne me fait pas peur. Notamment refaire un podium.
Comment vois-tu ton futur en tant qu'athlète ?
Mon objectif est de devenir professionnelle. Évidemment, je ne pensais pas arriver à ce niveau-là un jour. J'ai toujours été compétitrice, mais pour être championne régionale, des trucs comme ça (rires). Cela a pris une tournure et ce niveau, je n'en avais jamais rêvé un jour. Maintenant, il faut saisir l'opportunité. Je n'ai pas envie de me dire : "Allez, maintenant, il faut trouver un travail classique". Je veux en profiter à fond, car cela marche et je prends beaucoup de plaisir. Encore plus qu'à l'époque où je faisais 20 km par semaine, avec une envie qui n'était pas toujours présente.
Propos recueillis par
Etienne GOURSAUD



