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Un week-end marqué par quatre fantastiques !

Et si nous venions de vivre le plus beau week-end du G2A ? Bien sûr, il y a eu les différentes montées interclubs, les titres et les podiums de Ben Bassaw et de Zied Azizi. Mais autant de titres et de records en un week-end, c’est du jamais vu ! ces performances réalisées ce week-end sont tellement plus importantes les unes que les autres que nous allons vous les compter par ordre chronologique.

 

Kaky classe mondiale !

 

Le week-end a commencé sur des bases incroyables du côté de Rennes. S’élançant sur le 3000m marche des championnats de France nationaux sur les coups de midi, Kaky Quénéhervé a fait trembler la planète master 14 minutes, 46 secondes et 15 centièmes plus tard en s’octroyant le record du monde master catégories 55 ans ! Quelques semaines après avoir déjà pris le record d’Europe. Ce record était détenu par une marcheuse néo-zélandaise depuis 2012. Notre infatigable marcheuse termine 5ème de ces championnats de France nationaux, à moins de 7 secondes du podium.

 

L’élève de Kaky, Alicia Ziat, a pris la 7ème place du 3000m marche réservé aux cadettes, en 15’51’’63, tout près de son meilleur chrono de l’année. Objectif rempli puisqu’elle obtient ainsi une place de finaliste.

 

Meta en patronne !

 

Arrivée sur ces championnats de France cadets d’épreuves combinées avec la meilleure performance des qualifiés, Meta Tumba avait devant elle une journée marathon, qui allait la voir boucler 5 épreuves en quelques heures avec, en toile de fond, un duel au sommet avec Meava Bastien.

 

Le 60m haies, pour commencer, avait bien lancé la journée, puisque Meta y avait égalé son record avec un chrono de 8’’77. S’offrant ainsi un dixième d’avance sur sa principale concurente. Meta s’est ensuite ressenti de sa douleur à la cheville, et n’a ainsi pu assurer qu’1m57 en hauteur. Mais sa rivale n’a pas pu faire mieux non plus. Ouf !

 

Dans la mesure où sa cheville la faisait essentiellement souffrir sur les impulsions, l’épreuve du lancer du poids s’est bien passée, puisqu’elle a repoussé son record avec le boulet de 3kg à 11m90 (record club cadette). Mais c’était sans compter sur Maëva Bastien qui, de son côté, réalisait 13m13, et prenait ainsi le large au classement.

 

Les choses ont commencé à se compliquer en saut en longueur, avec deux premiers essais moyens. Un premier saut à 4m70 et un deuxième à 4m59. Heureusement, notre jeune cadette première année a su trouver les ressources sur son dernier essai pour réussir 5m09, et reprendre ainsi quelques points à son adversaire qui venait de faire 4m99.

 

Tout allait alors se jouait sur le 800m. Et si vous vous rappelez des 1000m de Meta en minime, votre inquiétude doit logiquement baisser d'un cran. La donne était simple : si Meta terminait son 800m avec plus de 2 secondes d’avance sur Maëva Bastien, le titre était pour elle. Meta a donc pris la course à son compte dès les premiers mètres, mais son adversaire la suivait de près ! Les deux jeunes filles oublièrent très vite les autres concurrentes, puis, au bout de 300m, Meta commença à décrocher Maëva Bastien. Et son avance passa de quelques mètres à quelques dizaines de mètres. La jeune Bastien craquant sous le rythme imposé par Meta qui allait s’imposer en 2’19’’69 (record club cadette), avec 12 secondes d’avance sur celle qui allait donc devenir sa dauphine !

 

Il s’agit de la première médaille d’or nationale de Meta, après sa deuxième place acquise l’été dernier aux Pointes d’Or minime. Et quelque chose nous dit que ça ne sera pas sa dernière breloque ! Un grand bravo à toute l’équipe du G2A qui intervient autour de Meta : Nicolas Grimault et Aurélien Chaslard au quotidien, ainsi que Mehdi Luzarragua et Bertrand Corre pour les lancers.

 

Pour plus d’émotions, cliquez ici pour vivre le 800m de Meta dans les conditions du direct.

Les résultats détaillés

 

Sokhna prend sa revanche !

 

Contrainte à l’abandon à Nantes, lâchée par son corps avant de découvrir qu’elle était positive au covid, Sokhna Lacoste s’est refait un semblant de santé ces 15 derniers jours, au point que la décision soit prise, jeudi, de s’aligner sur le 400m du meeting international de Metz. Bien qu’aucun travail de fin de course n’ait pu être réalisé pendant sa période de rémission, la faute à des symptômes respiratoires encore présents, Sokhna montrait malgré tout une certaine vitesse sur la piste. Ce qui lui laissait penser qu’elle pouvait peut-être aller chercher le record de France moins de 23 ans du 400m en salle qu’elle reluquait depuis un an.

 

Il faut dire que Sokhna a une histoire compliquée avec les records de France. En 2019, elle avait déjà tenté le record de France moins de 20 ans du 400m en salle. Il lui tendait les bras, mais s’était finalement refusé à elle pour 7 petits centièmes. L’histoire de 10 ou 15 cm sur la ligne d’arrivée…

 

Entre temps, ses copines du 4 fois 400m U23 français l’avaient aidé à conjurer le sort avec un record national U23 réalisé aux championnats d’Europe, en Estonie, l’été dernier.

 

C’est donc plein d’espoir que notre franco-sénéglaise s’est alignée en Lorraine face à la Polonaise Natalia Kaczmarek, alors meilleure performeuse mondiale de l’année. La Polonaise au couloir 6, Sokhna au 5. Le coup de pétard donné, Sokhna profita de son élan pour s’emboiter la foulée de la Polonaise qui l’avait déjà battu en Suisse cet été. Mais une invitée surprise fit son apparition au moment du rabat, la Néerlandaise Andréa Bouma.

 

« Je me suis souvenu de ce que m’avait dit Bastien : tant que tu es deuxième, c’est que tu dois être sur les bases du record. Si tu es plus que 2ème, c’est foutu » expliqua Sokhna après la course, qui a donc fait preuve d’autorité pour reprendre sa deuxième place à l’athlète batave, au prix d’un petit coup de pointe encaissé sur le mollet. Mais c’est le jeu. Notre spécialiste du tour de piste s’est ensuite attachée à perdre le moins de terrain possible sur Kaczmarek, malgré le manque de travail lactique, pour aller chercher un chrono de 52’’79 à l'arrivée. Synonyme de deuxième place, mais surtout de record de France U23 puisqu’il était détenu jusqu'ici par Déborah Sananes qui avait réalisé 52’’83 depuis 2017.

 

Le replay de la course

Les résultats détaillés

Célia porte l’estocade !

 

Les dirigeants du G2A commençaient à peine de se remettre de leurs émotions que Célia Chausseray a choisi d’en remettre une couche dimanche ! On savait que Célia arrivait sur ces championnats de France espoirs avec le statut de co-favorite, aux côtés de Léa Vendome. Et les premiers éléments allaient nous conforter dans cet optique, puisque Celia réalisait le meilleur chrono en série du 60m haies en 8’’33. Léa Vendome n’était pas loin, en 8’’36, mais elle fut contrainte de déclarer forfait en demi-finale.

 

Le champ paraissait donc libre, et pourtant… « Je me suis fait peur » avoua notre hurdleuse après une crispante deuxième place obtenue en demi-finale. « C’est la surprise du chef » se permit de dire le commentateur d’Athlé TV. Il faut dire que personne ne s'attendait à voir Célia battue de 9 centièmes par la prometteuse Judy Chalcou qui venait, certes, de réaliser 8''30.

 

Mais finalement, ce fut peut-être un mal pour un bien, car Célia a su se remobiliser. Et en finale, il n’y a pas eu photo ! Elle s’impose confortablement, avec 14 centièmes d’avance, et avec la manière puisqu’elle descend une énième fois son record Charente, en 8’24. Ce chrono lui ouvrira les portes des championnats du monde universitaires, qui se dérouleront en mai prochain. Il s'agit de la première médaille d'or FFA de Célia après son titre national universitaire obtenu il y a quelques semaines.

 

La course de Célia en vidéo

 

Enfin, on n’oublie pas notre sympathique Léandre Lafont qui était lui aussi présent sur ces championnats de France U23 à Lyon, et qui a pris la 12ème place du concours de saut à la perche avec 4m65, son record personnel en salle.

 

Les résultats détaillés

 

Bastien Lacoste

lacoste.bastien24@yahoo.fr